L'histoire de Miramas commence au Xème siècle, et au début il est bien sûr uniquement constitué d'un petit village, établi comme il se doit à l'époque pour se défendre sur les hauteurs d'un petit rocher qui domine l'Etang de Berre en contre-bas.
Vous pouvez admirer sur la photo ci-dessus, la magnifique vue dont on peut bénéficier en son sommet.
On retrouve encore quelques vestiges du village médiéval, comme des remparts encore debout, les ruines du château du XIIe siècle, la porte "Notre-Dame" ou bien encore la chapelle St-Julien très bien conservée.
Le Miramas le Vieux que l'on appelle aussi Vieux Miramas, est resté un authentique petit village Provençal encore habité par une petite centaine de personnes.
C'est un lieu qui possède un certain cachet avec ses petites ruelles sinueuses encadrées par les magnifiques murs de pierres des habitations locales.
Il est très prisé des habitants de la région et de quelques touristes pour peu qu'ils arrivent à dénicher l'endroit...
Quelques commerces de bouche s'y sont développés et les promeneurs avertis pourront y prolonger leur séjour par une pause gourmande dans l'un de ces glaciers ou restaurants.
Le chemin de fer a commencé à se développer à la 2ème moitié du XIXème siècle, et de part sa position idéale entre Marseille et le Rhône,
Miramas a bénéficié d'atouts majeurs pour l'implantation d'une gare.
Avec le développement du réseau ferroviaire, celle-ci n'a fait que prospérer au cours du temps,
tant en termes de voyageurs que de fret, sur une période de 150ans,
pour devenir ce qu'elle est: une des plus importantes gares de triage de tout le sud-est.
C'est aussi une des gares TGV d'où on peut rejoindre Paris en moins de quatre heures.
Ce développement s'est accompagné d'une migration du vieux village vers la nouvelle cité,
initialement majoritairement habitée par des cheminots, et qui n'a fait que croitre depuis lors.
Plus récemment, en 2008, l'activité fret de la gare s'est dotée d'un terminal permettant de transférer les marchandises entre trains et camions.
Celui-ci a été implanté dans une grande plateforme logistique: CléSud.
La poudrerie a été créée en 1690 par le roi Louis XIV, d'où sa première appellation de "Poudrerie Royale".
L'emplacement était idéal pour la fabrication de poudre noire, car des canaux déjà existants fournissaient aux moulins à poudre l'énergie hydraulique nécessaire,
et la proximité de l'Etang de Berre facilitait les transports.
Au cours des siècles suivant, avec l'arrivée du train, les guerres et une demande en poudre puis explosifs croissante,
elle s'est développée et agrandie pour atteindre la superficie qu'on lui connait aujourd'hui de 135 hectares.
Son appellation a également évoluée. De "Royale", elle est devenue "Impériale" puis "Nationale" pour s'appeler maintenant "Poudrerie" tout court.
Après plusieurs accidents graves, et une baisse d'activité, la Poudrerie sera fermée en 1974.
S'en suivront le démantèlement des machines, la destruction de plusieurs bâtiments, puis l'assainissement des sols pollués par la poudre.
Rachetée plus de vingt-cinq année plus tard au ministère de la défense par le conservatoire du littoral, elle devient un parc naturel protégé.
La poudrerie est maintenant un parc naturel qui accueille notamment une grande quantité d'espèces protégées.
Le parc est ouvert au public qui peut se promener, ou faire du sport sur les anciennes allées en toute tranquillité.
Il est tout particulièrement adapté aux enfants qui peuvent circuler en toute sécurité à pied ou à vélos.
Le site dispose de plusieurs entrées et permet de rejoindre le Vieux-Miramas à St Chamas sur des sentiers aménagés qui vous invitent à la découverte de ce patrimoine unique.
La présence remarquable de cigognes, et d'un observatoire animalier.
Le parc est également parfois utilisé pour des journées portes ouvertes historiques, ou des acticités diverses.
Plusieurs aires de pique-nique sont agrémentées dans le parc.